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Au XVe siècle
Le
XVe siècle est éprouvant pour la ville. Les
armées du Duc de Bourgogne l'assiègent et capturent
Jeanne d'Arc. Les destructions sont nombreuses et beaucoup
d'habitants sont tués ou quittent Compiègne...

Les
trois jacquemarts, les "Picantins de Compiègne",
au sommet du beffroi.
Les jaquemarts étaient courants au Moyen-Âge.
Il s'agissait de figurines de métal articulées
de façon à pouvoir frapper sur une cloche.
Ceux de Compiègne furent installés en 1530.
Depuis cette époque, ils "piquent le temps",
et, par déformation, sont devenus Picantins...
Par dérision, les habitants de la ville leurs donnèrent
trois surnoms correspondant aux ennemis d'alors :
Langlois pour les anglais, Flandrin pour les bourguignons
et Lansquenet pour les allemands. |
Au XVIe siècle
La
tourmente traversée, la ville redevient un centre économique
florissant. Les bâtiments sont rebâtis, plus beaux
et plus opulents qu'auparavant. Compiègne se doit alors
d'avoir un hôtel de ville qui exprime ce renouveau.
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| De
nombreuses sculptures décorent la façade.
Parmi celles-ci, la représentation de Louis XII
sur son cheval (1869) et celle de Jeanne d'Arc (1882). |
Les
travaux commenceront en 1505 et s'achèveront en 1530.
Le résultat est un chef d'oeuvre du style gothique
flamboyant et Renaissance appliqué à un monument
civil. Le beffroi s'élève à près
de cinquante mètres de hauteur.
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| Fenêtres,
lucarnes et beffroi de l'hôtel de ville |
Le XIXe siècle
La
Révolution Française a laissé de lourdes
traces de son passage. L'édifice est dévasté,
ses sculptures détruites... Sous le Second Empire,
l'empereur Napoléon III et son épouse Eugénie
résident souvent dans leur palais de Compiègne.
Ils décident de financer la restauration de l'hôtel
de ville et en confient la responsabilité au célèbre
architecte Viollet-le-Duc. Ce dernier rétablira dans
toute sa splendeur ce monument exceptionnel. |