Saint-Malo |
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Surcouf
le corsaire

| Un
capitaine hors du commun |
Surcouf
(1773-1827) est l'un des personnages les plus emblématiques
de Saint-Malo. La vie du génial corsaire fut encore plus
extraordinaire que les nombreux romans d'aventures qui lui furent
consacrés...
C'est à 15 ans qu'il s'embarqua pour la première
fois dans la marine marchande. À vingt ans, il était
déjà promu capitaine ! Il était alors
follement amoureux de la fille d'un riche notable de Saint-Malo.
Mais le père de celle-ci refusa de lui accorder sa main.
Surcouf était un jeune homme bien trop pauvre...
Qu'à
cela ne tienne, l'intrépide capitaine arma un bateau
corsaire et captura ses premières prises. Son charisme
et sa bravoure lui assurèrent la loyauté d'équipages
réputés difficiles, voire dangereux pour celui
qui les commandait. Il fut le seul à oser entreprendre
une campagne, qui sera couronnée de succès, avec
un équipage uniquement composé des redoutables
marins indiens, les "Lascars". À 23 ans seulement,
il accomplit un exploit incroyable en capturant un gallion anglais
bien mieux armé que son frêle schooner (petit voilier
à deux mats) et qui embarquait trois fois plus d'hommes.
Ce
n'était que le début d'une longue suite de hauts-faits
toujours plus admirables. Son navire, la "Confiance",
inspira vite la terreur à ses ennemis. Tel jour il défaisait
le Kent, un des plus grands navires de guerre existant avec
ses 40 canons, tel autre jour il capturait trois vaisseaux qui
l'avaient pris en chasse... |
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| Le
Roi des Corsaires |
À
28 ans, sa fortune (et sa réputation) faite, Surcouf
se retira un temps à Saint-Malo. Il avait alors capturé
plus de cinquante navires ennemis ! Confiant
en son nouveau statut, il demanda à nouveau la main de
son amour, et, comme dans toute superproduction américaine
qui se respecte, l'histoire finit bien et il pu enfin se marier.
Mais l'appel de la mer était trop fort, et Surcouf reprit
bien vite ses activités. À une autre échelle,
toutefois, puisqu'il arma une vrai flotille de navires. Celle-ci
fit tomber La Havane, ce qui restera la seule défaite
dans l'histoire de cette ville !
C'est
finalement à 32 ans que le "roi des corsaires"
deviendra moins aventureux et se consacra à des activités
plus commerciales. Il n'en conserva pas moins son caractère
intrépide, comme il le prouva en 1817. Les prussiens
occupaient alors Saint-Malo, et Surcouf eu maille à partir
avec un groupe d'officiers ennemis qu'il défia en duel.
Ils n'étaient qu'une douzaine après tout... Le
duel fut organisé sur les remparts et le corsaire occis
l'un après l'autre ses adversaires. Il ne laissa la vie
sauve qu'au dernier afin qu'il puisse témoigner que tout
s'était passé dans les règles...
Après
une retraite heureuse et opulente, il s'éteindra finalement
en 1827, à l'âge de 54 ans, terrassé par
un cancer.
Pour la petite histoire, l'apparence de Surcouf était
plutôt celle d'un homme débonnaire, à la
force indéniable mais à l'embonpoint tout aussi
certain ! |
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