Quimper |
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La
cathédrale Saint-Corentin en photos
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Un
brin d'histoire
En 1239, l'évêque de Quimper décide de reconstruire
le choeur roman de son église. Il faut bien vivre avec son
temps et l'élégant style gothique fait fureur, notamment
en Île-de-France.
C'est une nouvelle cathédrale qui naîtra alors, mais
sa construction sera pour le moins laborieuse...
Il faudra près de deux cent ans pour terminer le choeur (en
1410), tandis que la nef sera achevée à la fin du
XVe siècle. Il existe une asymétrie très marquée
dans leur alignement, dont la raison reste sujet à plusieurs
interprétations.
Les tours jumelles de la façade sont caractéristiques
de la Basse-Bretagne, influencées par le style anglais. Elles
ne seront totalement terminées qu'au XIXe siècle.
La cathédrale fut rénovée récemment,
retrouvant ainsi ses couleurs et son éclat.
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Photo
de gauche : la nef. L'asymétrie avec le choeur est très
visible.
Photo de droite : le choeur. |

| À
l'intérieur, déambulatoire et mobilier |
La
cathédrale Saint-Corentin de Quimper est la plus vaste
de la Basse-Bretagne. Ses dimensions intérieures représentent
plus de 90 mètres de longueur et une hauteur sous voûtes
de 20 mètres...
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Le
déambulatoire et les chapelles |
Plusieurs
explications ont été données sur l'importante
déviation (plus de trois mètres) entre l'axe
de la nef et celle du choeur. Pour les uns, elle rappele l'inclinaison
de la tête du Christ sur la croix, pour les autres elle
fut nécessaire en raison de la nature du terrain...
Saint-Corentin
Il était l'un des sept saints fondateurs
de Bretagne, et le premier évêque de
Quimper (au IVe siècle). Selon la légende,
il se nourrissait d'un unique poisson aux propriétés
bien pratiques, puisque l'animal se reconstituait
chaque fois que le Saint en coupait un bout pour
se sustenter. Grâce à ce poisson magique,
il sauva le roi Gradlon de la faim, autre personnage
légendaire de Cornouaille.
Jusqu'au XVIIIe siècle, Quimper portait le
nom de Quimper-Corentin. |
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Au-delà
de ses dimensions hors-normes, la nef surprend par sa luminosité
et donne tout son sens au qualificatif de "cathédrale
de lumière". Ses vitraux datent du XVe siècle.
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Le
déambulatoire et les chapelles |
La
restauration entreprise à la fin du XXe siècle
est un modèle du genre. Les couleurs jaunes et rouges
des ocres originaux ont été réutilisés,
contrairement aux rénovations intérieures qui
privilégiaient les teintes austères de la pierre
brute. Le résultat est harmonieux et renforce l'élégance
de la construction.
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Un
gisant de pierre et un ancien maître-autel |
La
majeure partie du mobilier fut endommagé ou détruit
à la Révolution Française. Vous pourrez
néanmoins découvrir dans la cathédrale
quelques pièces intéressantes, telles la chaire
(XVIIe siècle), un maître-autel du XIXe siècle,
ou encore les orgues. |
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La
nef et le début de transept photographiés depuis le
choeur.
L'orgue date du XVIIIe siècle, mais il fut restauré
et réparé bien des fois et son apparence actuelle est
très éloignée de l'originale. La plus importante
modification aura lieu au XIXe siècle par le célèbre
facteur d'orgues Cavaillé-Coll, gage d'une certaine qualité. |
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